Je suis cette mère qui pleure

Elle n’a pas retrouvé l’enfant sauf, mais péri dans le brasier

 

Elle n’a pas tenu la main, elle n’a pas rassuré, elle n’a pas joué la sentinelle entre les deux rives

 

Elle n’a pas caressé la joue, serré la main un peu plus fort

 

Elle n’a pas dit tout ira bien, chanté la berceuse des nuits de lune

 

Où vont les mères quand elles pleurent ?

 

Le temps d’un message, je suis devenue elle, et toutes les autres, celles qui attendent encore

 

Celles qui savent, au fond d’elle, que l’enfant ne reviendra plus

 

Celles qui devront dire adieu à un corps consumé

 

Là-haut, dans le Valais, un peu plus près des étoiles.

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Portrait de mon amie Sonia